| lundi 09 janvier 2012, a 12:37 |
| Rivière endiablée |
L'embarcation s'est échouée,
Fracassée, émiettée.
L'homme en est hébété.
Sa tête a frôlé le rocher.
Oui, le tonnerre a grondé
Sur la rivière encastrée.
Les parois rocheuses se sont rapprochées
Comme pour mieux l'enserrer.
Cette réaction de la nature
Se voulait à la mesure
Du tourment qui l'assaillait
Au point de le faire sombrer.
Réveiller son instinct de survie,
Lutter contre le sentiment d'être puni.
Décupler son énergie
Pour qu'il oublie son amour flétri.
Le vent a écarquillé ses yeux bleutés
Forçant le regard halluciné
A se plonger sur l'essentiel,
A accepter les foudres du ciel.
Son humilité retrouvée
Doucement l'a sauvé.
Le bonheur n'est pas caché,
Il n'a pas bien regardé.
Il doit préalablement
Rompre avec le parfait, source d'emprisonnement.
Chaque moment n'est que jouissance
Lorsqu'ils sont vécus pour leur fragance.
Son âme a été touchée
Mais, pour mieux résonner.
Il fallait qu'il perde pied
Pour mieux se relever.
Le bonheur se profile à l'horizon.
Il en entend la douce chanson.
Saura t'il jeter enfin son paquetage
Auprès de la sirène qui l'attend sur le rivage ?
Surya |
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| dimanche 08 janvier 2012, a 20:44 |
| Une mission |
Tapi dans l'obscurité
De cet étroit écrin,
Depuis ce qu'il juge une éternité,
Il tente de se mouvoir pour demain.
Pas simple "de lutter"
Contre l'intense autorité
De la main qui l'a placé
Dans ce doux mausolée.
Mais il sent ce frémissement,
Cet espoir qui agite la belle,
Ainsi que son envie d'éloignement
Suit au ravivement de l'étincelle.
Même si son cuir s'est assoupli,
Il ne peut résister au désir
De définitivement rapprocher ces endormis
De l'amour et du plaisir.
Elle est son ange-gardien.
Il est sa baie d'ancrage.
Elle le mène sur le chemin,
Il souhaite briser les chaines de sa cage.
Il est temps de me laisser respirer,
De me laisser agir.
Et de vous unir pour l'éternité.
Un message de votre doux lien de cuir.
Surya |
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| jeudi 29 décembre 2011, a 22:49 |
| Faim |
Le monde n'est pas à sa taille
Au vu de l'envergure de ses ailes.
Affamée, elle rouscaille
Tout en surveillant la citadelle.
Pas de bateau à l'horizon
Le roulis les a maintenus au port.
Pas de menu ver dans le gazon.
Pas le moindre trésor.
Son regard me transperce
Moi, simple humaine décharnée.
Accoudée à mon commerce
De fruits et légumes variés.
Nourriture peu propice
Pour l'estomac chuintant.
Haine déployée sous vilains hospices
L'oiseau se meurt de faim.
Ses jambes vacillent
De même que ces humains d'à-côté
Souffrant de ce méchant bacille,
Répandant la mort avec férocité.
Le temps est lourd de cette fadeur poivrée
Pestilentielle de la mort annoncée.
Trop d'âmes à sauver,
Plus de place pour la pitié.
Surya |
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| mardi 27 décembre 2011, a 23:13 |
| Elections |
Allocation de bien-être
Pour combler les jours de tristesse,
Envie de les envoyer paître
Envie de grande impolitesse.
Les élections sont proches.
Mais qui aura l'indélicatesse
De leur faire des reproches,
De saboter leurs grand-messes ?
Les insomnies dans les foyers
Sont trop nombreuses
Pour être tenues cachées.
Les journées sont affameuses.
Ces politiciens auront-ils le courage
De contrer les systèmes inéquitables ?
Fini le bredouillage,
Le monde doit redevenir vivable.
Surya |
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| dimanche 25 décembre 2011, a 13:51 |
| 2012 |
Certains prédisent le pire.
Mais, dans cette nouvelle année,
Rien n'est à proscrire.
Plein flirt avec le cycle parfait.
Le nombre 12, c'est la sagesse
Prédominante et rassurante.
Les rêves et les caresses,
L'avenir et des semaines pétillantes.
Il vrai que le 7 serait pas mal aussi,
Avec ses 7 pêchers capitaux,
Ces 5 à 7 à qui l'on dit merci,
Ces 7 jours de la semaine à faire le beau.
Mais, c'est du passé, faut s'y faire.
Le 12, c'est les étoiles d'un fameux drapeau,
A nous d'y apporter notre énergie légendaire
Et de l'accompagner de joyeux airs de pipeau.
Que cette année soit douce et souriante,
Drapée de tendresse envers les uns,
Un tremplin pour les idées extravagantes,
Avec l'amour dans un bel écrin.
Surya |
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| samedi 24 décembre 2011, a 00:09 |
| Noël |
Des corbeilles de lumières,
Des filaments d'or enchevêtrés,
Des lutins recouverts de matières
Soyeuses, vertes et pailletées.
C'est la magie de Noël,
Celle qui avive nos pupilles,
Celle qui nous ensorcelle,
Celle qui nous entortille.
Cocon de douceur
Où les âmes se prennent à rêver
A un monde meilleur,
A des lendemains légers.
Le rêve peut perdurer,
Suffit de souffler très fort
Vers l'infini de jolies pensées
De les conduire à l'aéroport,
Pour les essaimer joyeusement
Au-dessus des océans agités.
Ou tout simplement,
Les conserver dans notre foyer.
A tous, de jolies fêtes
Parsemées de joie et de rires,
De douceur dans votre maisonnette.
Avec une malle de souvenirs.
Surya |
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| mercredi 21 décembre 2011, a 07:20 |
| Plaisir du matin |
Respirer enfin,
Ce doux matin,
En chaussant mes escarpins,
Avant de prendre le métropolitain.
Plaisir des mots doux
Au goût de roudoudous
Susurrés près du cou.
Sans tabous.
Surya |
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| dimanche 18 décembre 2011, a 15:41 |
| Combat |
Des gouttelettes perlent
Lourdes et gonflées,
Noires comme le merle,
Prêtes à s'accrocher.
Sur les plumes de l'oiseau,
Sur l'étoile de mer rosée
Sur Bernard et son joli dos,
Sur l'algue marronnée.
Il leur faudra de la ténacité
Pour résister à la poudre lavante
De l'écume furieuse et troublée,
Horrifiée par cette robe dégoulinante.
Le combat a commencé.
La partie sera bientôt gagnée,
Ya pas à en douter.
Il faut juste patienter.
Surya |
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| vendredi 16 décembre 2011, a 20:54 |
| Joachim |
Quelqu'un m'a dit :
Conte – moi le vent,
Ce mistral du pays qui rit,
Cette tramontane qui affole les gens.
Je préfère Joachim, ce nouveau-né,
Celui qui bouscule les dents rocheuses,
Qui y accroche les vagues déboussolées,
Qui fait plier les embarcations douteuses.
Elles ont bien raison de s'épancher
Sur leur avenir de carcasses brisées ;
Mais ce soir, Joachim a trop poussé
En échouant ce cargo sur le sable doré.
Le vent a le droit de s'amuser,
De pousser à l'extrême la rigolade.
Mais les côtes sont désormais souillées,
Le pétrole coule telle une bonne limonade.
Joachim est reparti vers d'autres horizons
Un filet de bave noire flirte avec les dunes.
Vent, tu me saoules avec tes pulsions.
Je te préfère quand tu ne sèmes pas ta rancune.
Surya |
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| mardi 13 décembre 2011, a 12:56 |
| Mes excuses |
Mes pensées tourbillonnent.
Le vent dans ma tête résonne.
Les larmes de pluie m'enveloppent.
Je m'arrête devant l'échoppe.
La vision d'en face n'est pas reconnaissable.
Le remords plane en continu, non effaçable.
Les traces de mon abandon affleurent.
Qu'est devenue celle qui ruisselait de pleurs ?
Confiance dévolue pour de courts instants.
Appel au secours sonnant et trébuchant.
Mais courte empathie devant ces tourments.
Difficile d'absorber la misère de cette presque enfant.
Mes pensées tourbillonnent.
Le vent dans ma tête résonne.
Des larmes de suie m'enveloppent.
Je me renie devant l'échoppe.
Qu'est elle dévenue au creux de la nuit ?
Rien, dans son horizon, ne luit.
Pas même la volonté de se nourrir
Ou tout simplement de sourire.
Je me trompe, pardon.
Interrompant ses larmes de fond,
Des excuses entrecoupées de tristes sourires
Se bousculaient jusqu'à la faire à nouveau fléchir.
Mes pensées tourbillonnent.
Le vent dans ma tête résonne.
Sous mon aile, j'aurai voulu la garder.
Mais, je ne l'ai pas fait.
Surya |
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| lundi 12 décembre 2011, a 23:18 |
| Désespérée |
Bouleversée ce soir.
Croisée par hasard
Sur la route dans le noir
Encapuchonnée sans foulard.
Boule de déprime
Pas une once de frime.
Des pleurs près à se répandre.
Cela sent l'esclandre.
Paumée dans son corps,
Pauvre bouton-d'or.
Accumulation de malchance
Elle a vécu la maltraitance.
Ses bras portent les traces
Des bâtards, sale race,
Qui l'ont tailladé
Avec le rire enjoué.
Regard perdu au loin,
Je suis le témoin
De son agonie isolée,
De sa solitude affamée.
Mes paroles sont douces,
Je lui caresse le pouce.
Comment aider les désespérés ?
Peur qu'elle glisse dans la galactée.
Surya |
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| lundi 12 décembre 2011, a 22:51 |
| Occasion |
Tu es là
Derrière moi.
Je te respire,
Tu me désires.
Tu sers ce vin pétillant
Pour que mon regard soit diamant.
Tu me présentes ces mets
Retenant tout geste d'intimité.
Nos destins se réunissent à nouveau.
Impossible de vivre sans nos mots.
Nos frôlement, nos sourires, nos soupirs,
Notre envie de nous aimer, notre désir.
Cette retenue est délicieuse,
Pénétrante, enveloppante et doucereuse.
Le drappé du bonheur s'est répandu
Un après-midi dans une contrée perdue.
Surya |
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| jeudi 24 novembre 2011, a 13:11 |
| Mon cadeau |
Mon cadeau de Noël
N'est pas matériel :
Longue tige à la toison brune
Contre laquelle je m'endors à la tombée de la lune.
Un lien indestructible s'est tressé
Un jour de printemps doré.
Les souvenirs merveilleux se sont enchaînés
Accompagnés d'une belle complicité.
L'étincelle jaillit de nos regards
A chaque rencontre née du hasard.
Pas besoin d'imaginer des occasions,
Le destin prépare notre union.
Les chemins se décroisent parfois
Pour mieux construire notre futur toit,
Celui où régnera l'harmonie du cocon,
Celui où je le protégerai avec attention.
Il me guidera sur le bon chemin.
Je partagerai avec lui l'amour des miens.
Saute vite dans le chariot du Père Noël
Car mon amour est inconditionnel.
Tu es ancré dans mon coeur.
Là où tu es, je me projette avec bonheur.
Je t'offre mes défauts, sans hésiter :
Joie de vivre, force, turbulence, mon côté entier.
J'accepte sans condition tes tourments
Pour les calmer définitivement.
Les mots passés ne voulaient pas blesser,
Juste le reflet de la peur d'aimer.
Le terme "aimer" est magnifique.
Pour qui le ressent, c'est magique.
Rejoignons-nous simplement.
Tends-moi la main pour tous les lendemains.
Surya |
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| lundi 07 novembre 2011, a 21:50 |
| S'aimer |
Quand il n'y a plus
De foin dans l'étable de Normandie,
D'eau là où tout a été bu,
De picotin pour l'ânon gris.
Il est temps de cesser de rêver,
De vous remettre sur pieds,
De pailler et alimenter.
Vivre n'a pas de secrets.
Pensez également à vos courbes non gracieuses,
A ces côtes saillantes et malheureuses.
Vous affamer vous creuse.
Etes-vous si malheureuse ?
Secouez vos pensées
Pour mieux les positiver.
La vie ne vous fera pas de quartier
Si vous continuez à vous abîmer.
Surya |
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| lundi 07 novembre 2011, a 21:43 |
| Matin brouillard |
Un sourire s'est formé
Lors de cet échange fugace
Entre deux êtres peu réveillés
S'aidant avec des gestes peu efficaces.
Volonté de poursuivre le moment
Avec ces maladresses répétées,
Cette position propice au ricanement
De spectateurs mal avisés.
Pointe rieuse dans les prunelles.
Scénette digne d'un long métrage.
Aucune pensée pour la bagatelle.
Il est temps d'écrire une nouvelle page.
Surya
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| samedi 05 novembre 2011, a 22:06 |
| Ténèbres |
Elle se promène dans le lointain.
Son esprit explore l'inaccessible
Peuplé d'êtres aux drôles de destin,
Ceux qui feraient pleurer les hypersensibles.
Rencontres macabres et virtuelles,
Valses avec osselets maigrelets
Qui veulent rentrer dans le monde de la belle
Et arrêter d'arpenter les méandres imparfaits
Les liens se dénouent soudainement.
Le vent agite les filaments cotonneux
Suspendus aux phalanges, dignement.
Le songe referme ses portes et s'éloigne des cieux.
Surya |
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| jeudi 03 novembre 2011, a 21:29 |
| Double vie |
Double destin.
Difficile chemin.
Faut être malin
Et avoir de bons reins.
Un lit douillet,
Un sein coquet
Contre une couche sans attrait,
Une matrone au visage défait.
Impossible de quitter
Ces girons, somme toute, douillets.
Sentiments exarcerbés
Contre habitudes du foyer.
Un jour, le rideau tombe.
Explose la bombe.
Et les particules suintantes
Recouvrent l'âme repentissante.
Où sont passés les délices,
Ces jardins fleurant la mélisse.
Allez, ne voyez point de malice
A la narration de ce commun supplice.
Surya |
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| jeudi 03 novembre 2011, a 21:24 |
| Nettoyage |
Se dépoussiérer
Des mauvaises années,
Des feux de cheminée
Refoulant une âcre fumée.
Brosser les tapis fânés.
Aux oeuvres, les donner.
Bonne action de l'année,
Soulagement du sol, débarassé.
Ressortir l'harmonica bleuté
Et jouer des gammes ensoleillées.
Les rayons du levant semblent plus gais,
L'air s'emplit d'une douce gaieté.
Respirer profondément.
Il est enfin venu, ce moment
Où le temps s'apprécie autrement
Et les souvenirs s'enfuient soudainement.
Surya |
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| mardi 01 novembre 2011, a 05:04 |
| Le 31 du fameux mois |
Les toiles se sont réveillées
En ce jour d'octobre brumeux.
Belles sont les araignées
Et leur tissage cotonneux.
D'étranges personnages
Hantent la journée d'automne.
Maitrisant l'art de l'essaimage
Partout dans l'hexagone.
Surya |
|
| mardi 01 novembre 2011, a 04:51 |
| Fuir |
La vie forme peu à peu
Les êtres à s'endurcir,
Pour ne pas se perdre
Et ne pas rougir.
Chaque pas maladroit
Fortifie les sentiments,
Confirme les choix,
Perpétuellement.
Raisonner son imaginaire
Souvent fougueux,
Est l'arme grégaire
Pour vivre loin des odieux.
Avec force, éloigner les chasseurs
Sans vergogne aucune,
Et devenir l'ardent chroniqueur
Des bassesses de ces piètres poissons - lune.
Surya |
|
| mercredi 26 octobre 2011, a 22:20 |
| Moisonneuse |
Gros coléoptère
Peu élégant,
Arpentant la terre
Sans prendre de gants.
Sous la lune en quartier,
Ses yeux brillants
Scrutent les épis dorés
Qui donneront du bon froment.
Elle ratisse savamment
Et sans sourciller
Au son de Django, c'est plus plaisant.
Le jazz la fait s'envoler.
Bientôt, les greniers seront pleins
Pour affronter tous les temps.
L'avenir promet d'être serein
Sous peu, le repos sous le auvent.
Surya |
|
| mercredi 26 octobre 2011, a 22:14 |
| Glaçon impur |
Au loin, un impur glaçon...
Obturant le visage, des lèvres encastrées.
Des joues fardées tels de l'amidon.
Peu d'attirance pour cette vilaine poupée.
Méfiance vite décuplée
Lorsqu'elle déploie ses artifices,
Lorsque ses lèvres s'entrouvent telles une bananeraie,
Prêtes à accueillir le plaisir avec délice.
Contraste permanent de sa personnalité
Oscillant entre indifférence et exagération.
Dénuée de scrupules envers les obstacles rencontrés,
Pourvu qu'elle apaise ses obsessions.
Surya |
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| jeudi 20 octobre 2011, a 21:43 |
| Souplesse |
Laisser dire,
Laisser faire,
Laisser s'offrir,
Laisser plaire.
M'épanouir,
Me réjouir,
Parfois me dédire,
Souvent jouir.
Accepter,
En jouer,
Mais me protéger
Sans aimer.
Et un jour,
Découverte de l'amour
Lors d'un détour,
Signe de beaux jours.
M'épanouir,
Me réjouir,
Ne plus me dédire,
Ne plus fuir.
Donner,
Sans jouer,
Sans se protéger,
Et aimer.
Surya |
|
| mercredi 19 octobre 2011, a 21:22 |
| Ondulations |
Contemplation de ce corps alangui
Réceptif à toutes les fantaisies,
Aux frôlements des baisers,
Aux explorations dévergondées.
Ses longs cheveux recouvrent ses seins,
Se déploient sur son tiède bassin,
Chaloupent au rythme de ses reins
Qu'il guide à pleines mains.
Sublime sensation d'errance amoureuse
Accompagnée de chaleur noueuse,
Celle qui s'installe profondément
Dans les chairs, si aisément.
Contemplation de son sourire épanoui,
De son torse ondulant au rythme de ses sens.
Elle plonge avec volupté dans le pécher
D'être doucement aimée.
Surya |
|
| mardi 18 octobre 2011, a 22:53 |
| Rouge pour vous |
Rouge carminé,
Coeur violacé,
Léger plissé,
Papier froissé.
Avez-vous deviné
Quelle est mon identité ?
Je m'épanouis l'été,
Pour vous, point de secrets.
Balancement au rythme des alizés,
Tige souple pour séduction calculée.
Des consoeurs parmi les sentiers
Pour mieux vous charmer.
Mon nom est masculinisé
Mais mon âme est féminisée.
Gentil coquelicot, on m'a chanté.
Merci de célébrer ma beauté.
Surya |
|
| mardi 18 octobre 2011, a 22:47 |
| Epuisée |
La fleur de lys s'étiole
A force de ressasser son passé.
Plus possible d'agiter ses guiboles
Lors des bals endiablés.
Il l'observe en douce,
Elle et son front soucieux,
Encadré par cette chevelure rousse,
Flamboyante à damner les cieux.
Sur ses genoux, seul le chat gris
Trouve grâce et caresses.
Ce chant espagnol la plonge dans ses rêveries,
Ses larmes affleurent, ses épaules s'affaissent.
Une main se tend doucement,
Ne pas l'effrayer,
Caresser ses tourments
Pour définitivement les chasser.
Elle se réveille l'âme éprouvée.
Ce bras puissant enveloppe
Sa chair épuisée.
De doux baisers, ses larmes, il écope.
Il a osé l'approcher.
Sa muse jette enfin ses prunelles sur lui.
Dès à présent récompensé,
Il n'a plus qu'à ensemencer de beaux fruits.
Surya |
|
| samedi 08 octobre 2011, a 08:06 |
| Vie en couleur |
Faire la part des choses...
Rien n'est totalement rose,
Même le nez des souris
Change de couleur lors des ennuis.
Ne croyez pas les bobards
D'un solitaire bavard,
Ecrits à la volée pour tenir la rime
Et construire le scénario d'un film.
Le monde s'identifie désormais
A une gamme colorisée,
Du vert au violet aubergine
Pour fixer ses états d'âmes ou angines.
Rien de simple dans l'analyse,
Puisque le ressenti n'a pas la même emprise
Pour les autres ou les uns.
A quoi bon alors classifier les destins ?
Il est vrai toutefois
Qu'aujourd'hui mon foie
A de gris tourments
Suite à l'abus d'expédients.
Rien ne doit pour autant
Influencer l'amour des amants
Ceux croisés le long du quai
Se détendant avec de tendres baisers.
Trêve sur les couleurs,
Il est l'heure
De rire et chanter,
D'arrêter de phraser.
Surya |
|
| samedi 08 octobre 2011, a 08:02 |
| Harmonie |
L'harmonie, coquinement, se cache
Au loin, derrière les nuages parsemés.
De temps en temps, elle joue de la hâche
Pour glisser son nez, subtilement poudré..
Elle observe de haut
Ces êtres à la recherche
Du sens, de tout, du beau.
Parfois, elle leur tend la perche.
Seul l'un d'entre eux gravira
L'espalier menant vers la douceur,
L'ouverture des chacras,
Le plaisir d'exister orienté bonheur.
L'harmonie se fait rare.
Elle se veut insaisissable,
Décide de sa présence, de son départ.
Pauvres âmes en mal de moments stables !
Surya |
|
| mercredi 05 octobre 2011, a 21:47 |
| Positiver |
Ce présent la fatigue de plus en plus
N'offrant qu'impassibilité et amertume.
Impossible de compter dessus,
On y perdrait des plumes.
Viens vite, demain !
Avec des nouvelles débordant du panier,
Avec ce renouveau du destin
Et ces tagadas douces au palais.
Surya |
|
| mercredi 05 octobre 2011, a 21:44 |
| Souvenirs |
Que ressentent nos anciens
Quand la fête prend fin ?
Sentiment de contentement ?
Dans leurs yeux, un pétillement ?
Tendrement accompagés
Par leurs jeunes, parfois écervelés,
Ils savourent avec délectation
Ces moments de grâce et d'émotion.
Un sourire doux souligne leurs pommettes rosées.
Les instants redéfilent sans point d'arrêt.
Magie de l'amour, au fil des années distillé.
Energie captée pour de futures belles journées.
Surya |
|
| mercredi 05 octobre 2011, a 21:41 |
| Reconstruction |
Jour de renouveau.
Matin de départ
A la recherche du beau
Avec la magie de l'espoir.
Destination inconnue.
Regard orienté vers l'azur.
Charme de l'imprévu.
Impression d'être sûr.
Pensées pourtant instables
Avec cette vie passée à douter,
A basculer chaises et tables
Lors de colères enchaînées.
Il se prend à rêver
A cette rupture,
Qu'il jugeait incensée,
Qui le précipite vers l'obscur.
Il gravit le marchepied
De la rame ensommeillée.
Bientôt, il va se réveiller
Sans l'apesanteur du sommeil contrarié.
Surya |
|
| mercredi 05 octobre 2011, a 21:39 |
| Epis |
Caresse-moi
Mais pas à rebrousse-poil !
Mes épis sont en émoi
Après cette nuit sous les étoiles.
Ne coupe pas ma tige élancée !
D'autres douceurs peuvent se déguster. Laisse perdurer ma beauté,
Ma grâce sous ce soleil d'été.
Swingue avec moi sous ce vent léger.
Promène ton regard sur ma blondeur
Epousant l'azur et son dôme bleuté.
Tu savoureras ainsi des moments de douceur.
Surya |
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| Présentation |  Surya
Et si on y trouvait tout et le contraire de tout ? Un jour elle se prend pour une poétesse, le lendemain pour une croqueuse de vie, le surlendemain pour une boulimique de stress mal géré ?
La vie c'est le reflet de nos émotions.
Alors, n'hésitons pas, jouons ensemble à tout et à son contraire...
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| commentaire(s) | Tourterelles Surya (18/06/2011 08:08)Tout à fait raison, ... Tourterelles tuniselle (18/06/2011 00:08)Belle moralité mais,... Bouddha Surya (05/06/2011 18:30)Parce qu'il n... Bouddha JB (05/06/2011 15:19)Je ne crois pas au h... Inachevé Surya (30/03/2011 12:34)Tout à fait, la vie ... Inachevé lalouve (30/03/2011 09:28)je découvre votre bl... |
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